
- DES ATELIERS pour comprendre la musique classique grâce à l’étude de la structure d’une œuvre dans un langage accessible à tous et sous la forme d’une écoute attentive et réitérée. Les mélodies sont identifiées sous la forme de dessins. Les ateliers permettent de prendre conscience de la richesse et de la beauté des pièces abordées, d’appréhender la vie d’un compositeur et une œuvre d’une façon accessible, d’enrichir sa relation à la musique.
- QU’EST-CE QU’ON APPREND ? - On apprend à développer une meilleure capacité d’attention, de présence. - On développe et on affine l’écoute, la capacité de différencier les idées musicales, leur enchainement, leur développement et à avoir une vision globale d’un morceau en identifiant sa structure. - A travers l’écoute musicale notre sentiment de beauté, d’harmonie, résonne au plus profond de nous-même. - On apprend à reconnaitre les différents styles de musique écoutée, à différencier les genres musicaux et à identifier et à apprécier les différentes atmosphères que la musique nous propose et à voir quelles résonances peuvent avoir en nous. - On apprend à transformer soi-même et à développer ses potentialités. La structure d’un morceau de musique devient structure de nous-même. - La relation entre les instruments nous apprend à considérer les relations entre les personnes, entre les sociétés et donne une vision du monde plus juste
- PUORQUOIR ÉCOUTER JOSEPH HAYDN? En étudiant J. Haydn on apprend l’art de la structure, de la cohérence et de la progression. La musique de J. Haydn ne se contente pas de plaire à l’oreille : elle enseigne beaucoup sur la musique elle-même et sur la manière de penser, d’écouter et de créer. J. Haydn unit l’intelligence structurelle à l’esprit et à la joie de vivre. Sa musique est claire, logique, mais jamais froide, toujours vivante, inventive et pleine d’humour. Le cycle d’atelier que Michel Poulain et Franco Salvini consacrerons au compositeur durant la saison 2025-2026 exploreront ces facettes et bien d’autres, à travers des écoutes actives, des propos accessibles et des échanges conviviaux. Notre approche est directement inspirée de la méthode Musicosophia : nous y intégrons la mélorythmie (représentations graphiques des mélodies sur paperboard, pour visualiser la musique en temps réel) et le geste musical, afin de rendre l’écoute active, sensorielle et accessible à tous. Ensemble, nous explorons la structure des œuvres (thèmes, développements, transitions), les mélodies qui les animent et leur évolution, pour découvrir la musique comme un langage vivant.
ATELIERS D´ÉCOUTE MUSICALE, CYCLE FRANZ JOSEPH HAYDN Benedictus et Agnus Dei de la Missa in tempore belli "Paukenmesse"
PARIS, FRANCE
- FRANZ JOSEPH HAYDN (1732-1809) Le père de la symphonie et du Quatuor. Que connaissons nous toutefois de son œuvre ? Probablement ses deux oratorios La création et les Saisons ainsi que ses symphonies dites londoniennes. Sa production est néanmoins bien plus abondante et d’une grande diversité. On y trouve une expansivité chaleureuse, une noble ardeur, de la grandeur tragique, de la violence, de la suavité, de la gaité, de l’humour et de la sérénité. Mozart et Beethoven sont considérés par J. Haydn, plus âgé, non seulement comme collègues et amis, mais, n’ayant pas d’enfants, comme ses descendants. Ils ont travaillé côte à côte, chacun avec sa propre personnalité.
- LA PRODUCTION VOCALE DI HAYDN culmine dans la musique religieuse, et ce pas seulement grâce à la Création et aux Saisons. Haydn composa de la musique religieuse toute sa vie, mais elle eut chez lui selon les époques, plus ou moins d’importance. De ses quatorze messes, les huit premières recouvrent une trentaine d’années (de 17 environ à 1782) et relèvent de tendances assez diverses, alors que les sis dernières, après un intervalle de quatorze ans, ( ) forment un forme un bloc homogène né en peu de temps (de 1796 à 1802). Dans le domaine de l’oratorio, le Retour de Tobie (1775), en italien, précède d’un quart de siècle trois ouvrages allemands : la version vocale des Sept dernières paroles du Christ puis surtout la Création (1798) et les Saisons (1801). L’œuvre la plus importante après les messes et les oratorios est le Stabat Mater (1767). Existent encore, entre autres, deux Te Deum (1763-1764 et 1799-1800), deux Salve Regina (1756 et 1771) et deux Lauda Sion (vers 1753 et vers 1768). Marc Vignal La Missa in tempore belli dont nous aborderons deux extraits durant l’atelier fait partie des six dernières messes composées par Haydn et cela sur la demande du prince Esterhazy Nicolas II. Joseph Haydn entra au service des Esterhazy en 1762. Il servit successivement quatre princes. Les deux derniers furent le prince Paul Anton II Esterhazy, qui régna de 1790 à janvier 1794, et Nicolas II (= Nikolaus II) qui régna de 1794 à 1833. Haydn triomphait à Londres, où il séjournait pour la seconde fois, lorsqu’il reçut une lettre de son nouveau prince, Nikolaus II, au début de l’été de 1794. Quatrième prince Esterhazy régnant sous lequel Haydn servit, Nikolaus se trouva à la tête de la famille à la mort du prince Paul Anton II en janvier 1764. A la différence de ce dernier, qui s’intéressait peu à la musique et avait congédié le célèbre orchestre des Esterhazy en accédant au pouvoir à l’automne 1790, ne gardant Haydn qu’aux fonctions nominales de maitre de chapelle, le prince Nikolaus II désirait cultiver à nouveau la musique à la cour. Le prince, qui avait une passion pour la musique d’église, proposa à Haydn de revenir en Autriche, de reconstituer l’orchestre, le chœur et l’ensemble de solistes et de composer, une fois par an, une messe pour célébrer la fête de son épouse, la princesse Maria Josépha Hermenegild. C’était en outre le seul travail de composition que Nikolaus attendait de son célèbre maitre de chapelle. Haydn accepta la proposition. Ce dernier composa ainsi six messes. On pense désormais que la Missa in tempore belli (Messe pour le temps de guerre) est la deuxième de ces six messes, chronologiquement : bien que le manuscrit autographe soit daté d’Eisenstadt, 1796, la première exécution n’eut pas lieu à Eisenstadt mais à Vienne, le 26 décembre de cette même année. La première exécution à Eisenstadt eut lieu le 29 septembre 1797. Le titre de cette messe s’explique de lui-même. L’Autriche était alors engagée dans une guerre désastreuse contre les français, et Napoléon remportait victoire sur victoire en Italie. En aout 1796, l’Autriche proclame la mobilisation générale et refusa toute négociation de paix tant que l’ennemi ne serait pas repoussé dans ses anciennes frontières. Il est fort probable que Haydn en était alors précisément à la composition de l’Agnus Dei, avec sa lugubre partie de timbales ( ) d’où le surnom allemand de cette œuvre, Paukenmesse, ou Messe des timbales. H.C. Robbins Landon.
- A QUI S’ADRESSENT NOS ATELIERS ? - Nos interventions se déroulent à Paris et sont destinées à toutes personnes qu’elles possèdent ou non des connaissances musicales. - A toutes personnes passionnées de musique classique. - Aux personnes à la recherche d’un sens plus profond de la vie. - A ceux ou celles qui cherchent une plus profonde relation entre corps et âme. Qu’est-ce qu’on apprend ? - On apprend à développer une meilleure capacité d’attention, de présence. - On développe et on affine l’écoute, la capacité de différencier les idées musicales, leur enchainement, leur développement et à avoir une vision globale d’un morceau en identifiant sa structure. - A travers l’écoute musicale notre sentiment de beauté, d’harmonie, résonne au plus profond de nous-même. - On apprend à reconnaitre les différents styles de musique écoutée, à différencier les genres musicaux et à identifier et à apprécier les différentes atmosphères que la musique nous propose et à voir quelles résonances peuvent avoir en nous. - On apprend à transformer soi-même et à développer ses potentialités. La structure d’un morceau de musique devient structure de nous-même. - La relation entre les instruments nous apprend à considérer les relations entre les personnes, entre les sociétés et donne une vision du monde plus juste
MAI
Samedi 30
14:15 - 18:00
LIEU :
L’ATELIER DU VERBE
17 rue Gassendi Paris 14ème M° Denfert Rochereau/Raspail/Gaité
COÛT :
15 à 20 euros
Gratuit la première séance de découverte
Professeur :
Michel Poulain
Contacto:
- Georges Morer: +33 06 12 30 64 67
